Central Park, le poumon de New York, est l’un des sites les plus visités de toute la mégalopole au même titre que la cinquième avenue, l’Empire State Building ou encore Times Square. Comment avons-nous hérité de cet immense coin de verdure de 400 hectares en plein centre de Manhattan, théoriquement le quartier de verre, de béton et d’acier ?

Central Park compte plusieurs lacs artificiels, des chemins piétonniers, deux pistes de patinage sur glace, une zone de protection de la vie sauvage et de nombreuses pelouses pour pratiquer sports et jeux de plein air. Le parc s’engage et devient un refuge pour les oiseaux migrateurs.

Mais pas seulement. En effet, les dirigeants encouragent la protection d’espèces menacées dans leurs milieux naturels en ouvrant dès 1864, le zoo de Central Park. Et aujourd’hui, il est l’un des parcs zoologiques les plus emblématiques des Etats-Unis. Ils possèdent des ours, des léopards à pelage blanc, des pingouins, des singes, des pandas roux… Tout un tas d’animaux sauvages qui ravit depuis des décennies les New-yorkais.

Il est le premier grand parc public à avoir été aménagé dans une ville américaine. En 1830, New York devient la plus grande ville d’Amérique, avec 200 000 habitants. La plupart des New-Yorkais résident dans des quartiers surpeuplés et bruyants et les habitants ne disposent que de quelques espaces verts aménagés à l’époque, bien souvent des cimetières. Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer la création d’un parc, identique au bois de Boulogne à Paris ou Hyde Park à Londres

Un paysagiste propose alors, en 1850, que la municipalité achète une parcelle qu’il qualifie de « terre en friche, laide et répugnante » sur laquelle le projet pourrait voir le jour.En 1853, la législature de l’Etat de New York décide de son emplacement et de son coût : plus de 5 millions de dollars, seulement pour l’achat du terrain. Cette immense zone était recouverte de marécages et de rochers. Il fallut donc utiliser des explosifs pour tout mettre à plat.

En outre, beaucoup de sans-abri vivaient sur ce domaine en friche. Il fallut expulser tout le monde, non sans mal. Au final, plus de 200 000 personnes travaillèrent sur le projet durant près de 19 ans en y plantant notamment environ 500 000 arbustes.

Durant son existence, ce lieu public subit plusieurs phases successives.

Effectivement, dès son ouverture au public, il connut une popularité hors norme. Il devint le parc des New-yorkais. Celui dans lequel tout le monde veut se rendre. Et il en sera ainsi jusqu’à l’apparition de la voiture, où les gens le déserteront petit à petit.

Jusqu’à ce qu’en 1934, un nouveau maire fraîchement élu décide de lui redonner un second souffle en reprenant activement l’entretien du parc qui coûte très cher.

Durant les années 60, celui-ci fut à nouveau déserté et même vandalisé. Il fut également le théâtre de nombreux gangs opérants en ville et le témoin d’une nouvelle criminalité.

Enfin, durant les années 70, la population protesta pour que le parc soit à nouveau réhabilité et qu’il redevienne un vrai lieu de vie pour les habitants de New York. De nombreux dons privés furent donnés et il put retrouver sa grâce d’antan. Aujourd’hui encore, cette endroit mythique a pu rester cet écrin de verdure très apprécié de ses 40 millions de visiteurs annuels, grâce aux très nombreux dons qui permettent à la ville de l’entretenir au quotidien.

Récemment, un milliardaire Américain, Mr Paulson, a fait une contribution exceptionnelle de 100 millions de dollars !! La plus grosse jamais faites au conservatoire de Central Park.

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